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vendredi 23 août 2013

Les Bons Plans de l’Immobilier en Floride


Short sale, saisies bancaires, faillites et enchères... quand l’immobilier rime avec opportunités.
On peut faire plein de bonnes affaires en Floride, et dans tous les domaines. Dans l’immobilier, les occasions d’acquérir de la pierre moins chère sont fréquentes et variées. Dès lors, il faudrait être fou pour dépenser plus.

La Short sale : 
Dans ce type de ventes, le propriétaire dispose encore juridiquement de son bien immobilier, et il doit donc fixer un prix de vente, assez bas pour attirer les acheteurs, mais suffisamment haut pour satisfaire l’organisme prêteur. Ainsi, la banque accepte de recevoir en cas de vente, une somme moins importante que le montant de l’hypothèque consentie, ceci afin d’éviter que la situation financière du vendeur n’empire et d’aboutir à une foreclosure, procédure toujours longue et très coûteuse. On peut trouver dans le MLS l’ensemble des biens en short sale. Si le propriétaire a en amont contacté la banque et a obtenu son accord sur le prix, on parle d’ « approved Short Sale », dans le cas contraire « non approved short sale », le propriétaire prend le risque de fixer un prix de vente trop bas, sans vérifier que la banque s’en contentera et effacera le solde de la dette.
La Banque travaille en relation directe avec son Asset Manager, qui en fonction de différents paramètres du marché, se donne le droit d’accepter, de contrer ou de refuser une offre.
Lorsque le vendeur soumet à sa banque plusieurs offres simultanément, celui qui paie comptant sera en général l’heureux gagnant.

Comment faire concrètement ?
Vous devez présenter une offre écrite, accompagnée d’un premier versement bloqué sur un compte séquestre, pour démontrer à la banque, votre intention réelle d’achat.
Si vous préférez payer comptant, vous devrez fournir la preuve que vous avez les fonds nécessaires à cette acquisition.
Dans le cadre d’un financement, vous devrez obtenir un « pre-approval » auprès de votre banque, car les clauses suspensives de crédit ne sont pas utilisées en matière de Short sale et de foreclosure.
Il faut aussi être réactif et efficace vis-à-vis de la paperasserie et des formalités car vous ne serez surement pas le seul à vouloir cette charmante maisonnette avec piscine et trois chambres proche toutes commodités à Coral Gables, et vendue à moitié prix.

La Foreclosure : Rien ne va plus
Ici, le propriétaire… n’est plus propriétaire, car la banque saisit le bien pour le mettre en vente à un prix sensiblement plus bas que le prix du marché. En général, le prix fixé est égal ou inférieur au solde du montant dû sur la propriété. Là encore, il faut aller vite car ce type de biens se vend souvent en quelques jours voire quelques heures et il n’est pas rare que l’achat se fasse au comptant.
Il faut savoir que le prix annoncé d’un bien en foreclosure, très en deçà de sa valeur intrinsèque, n’est que rarement négociable.
Dans bien des cas, comme en matière de short sale, on vous demandera très souvent la preuve de la disponibilité des fonds (attestation bancaire la plus récente possible).
Si le bien vous convient, soyez donc prêt à dégainer votre chéquier vite… très vite…
La bonne nouvelle, c’est que le propriétaire, donc la banque, réglera la commission d’agence, à un taux réduit par rapport à une vente classique.

Attention : Il arrive aussi que ces biens en foreclosure restent à l’abandon pendant plusieurs mois avant de trouver acquéreur ; dès lors il faudra ajouter à la note finale, un investissement important en réparation ou en reconstruction. Méfiez-vous notamment des maisons dont la climatisation a été interrompue depuis longtemps. Une clim, cela permet aussi de déshumidifier et la Floride est très humide.

La Vente aux enchères : Pour le meilleur et pour le pire
C’est la solution de dernier recours pour une banque qui n’a pu se débarrasser d’un bien en short sale ni même en foreclosure. Souvent, les propriétés en question souffrent d’un défaut majeur, supportent de lourdes dettes, ou nécessitent des travaux de réfection très importants. Car acheter un bien immobilier aux enchères, c’est l’acheter tel quel « as is » avec l’ensemble des dettes dont il est grevé.
Il est donc bien important de se renseigner d’une part sur le Bien et sur le titre de propriété mais aussi sur le montant des dettes de son propriétaire, avant d’aller enchérir, En effet même avec des mises à prix dérisoires (parfois 10% de la valeur du bien), l’addition au final peut s’avérer très salée.
En général, les biens mis aux enchères sont mis en vente soit par les associations de copropriété qui sont impayées depuis plusieurs années, soit par les banques, soit par l’administration fiscale pour défaut de paiement des taxes pendant 3 ans. Ce qui revient à dire que l’acheteur devra rembourser les dettes auprès de ces personnes en priorité.



Source : French district

lundi 11 mars 2013

Immobilier : Miami moins chère que Bordeaux !

Malgré un net regain de forme depuis le crise des subprimes, Miami reste une ville très attractive en terme de prix. La station balnéaire floridienne est toujours moins chère que Toulouse, Bordeaux ou Marseille !

C'est un marché qui connaît "un boom historique". En 2012, la ville de Miami a vu les investisseurs en recherche de produits immobiliers affluer en nombre, attirés par le prestige de cité balnéaire floridienne. "Le nombre les transactions s'y est accéléré de 14 % sur 1 an (...) les prix ont crû de 10% pour le moyen de gamme à 30% pour le très haut de gamme (...) et les loyers de 30%", a ainsi constaté le spécialiste de l'immobilier de luxe Barnes.
Et pourtant, la pierre à Miami reste très bon marché. La crise des subprimes de 2007 qui a fait fortement chuter les prix dans la ville floridienne, a laissé des traces. Depuis, un effet de rattrapage s'exerce. "De grandes opportunités d'investissement sont nées des subprimes. Depuis 3 ou 4 ans, il y a de très belles affaires à faire à Miami", estime Laura Kijner, directrice communication de KSI Realty, un spécialiste de l'immobilier et gestionnaire de patrimoine, implanté notamment en Floride.

Copyright Reuters


Le prix au mètre carré à Miami deux à trois fois inférieur à Paris

Cette période favorable n'est d'ailleurs pas terminée. "Miami reste un réel investissement judicieux car le prix au mètre carré est 2 à 3 fois inférieur à des villes telles que New York ou Paris et généralement inférieur à celui des villes françaises comme Bordeaux, Marseille ou Toulouse, à 3000 euros le mètre carré pour des biens de qualité et à 5 à 6 000 euros pour des biens haut de gamme", indique Barnes.
Il reste en fait "entre une et deux belles années avant que les prix de l'immobilier à Miami ne reviennent à leur niveau d'avant crise", prédit Laura Kijner.
Deux belles années encore, mais "un investissement, s'il est réalisé maintenant, qui peut prendre 40% en 4 ou 5 ans", estime pour sa part Thibault de Saint Vincent, président de Barnes.


La complexité des saisies hypothécaires

Plus concrètement, un investisseur potentiel peut accéder à deux types de biens immobiliers sur le marché de Miami : "les biens classiques, qui appartiennent à des propriétaires voulant vendre ; et les saisies hypothécaires qui existent sous deux formes, les "foreclosure" et les "shortsale"", explique Laura Kijner. Ce que les américains appellent "foreclosure" sont des biens qui ont été saisis par les banques à la suite de la crise des subprimes et dont les propriétaires ont été expulsés. Ces appartements ou maisons peuvent parfois être laissés à l'abandon pendant plusieurs mois. C'est pourquoi Laura Kijner conseille plutôt -sans exclure "les foreclosure"- les "shortsale" qui sont des biens réquisitionnés par les banques mais qui sont toujours occupés par leurs anciens propriétaires. Reste qu'in fine, quel que soit le type de saisie hypothécaire, la marge de négociation sera quasi inexistante pour l'acheteur face à la banque, car il se retrouvera concurrencé par une multitude d'autres acquéreurs potentiels.

L'investissement à Miami peut générer, en cas de location du bien, "un retour ou un rendement supérieur à 7% net dans certains cas", indique Laura Kijner. La Floride bénéficie de dispositifs fiscaux particulièrement avantageux : pas d'impôt sur les revenus des particuliers (résidents ou non) dans cet Etat sachant qu' au niveau fédéral, le taux marginal maximal est de 39,60%. L'impôt sur les sociétés est lui de 15%. Laura Kijner conseille d'ailleurs, avant d'investir en Floride, de créer une société du type SARL ou fondation.


La construction reprend

Les Européens restent très présents en Floride et ceux originaires de la zone euro profitent d'un taux de change particulièrement favorable en ce moment . Les sud-américains de Colombie, du Venezuela, ou du Brésil, ainsi que les Russes, les Chinois et les Canadiens contribuent également à l'augmentation de la population de 10% en 5 ans. Ce qui a "permis d'absorber de 2007 à 2012 l'ensemble des biens disponibles qui sont aujourd'hui tous occupés soit en résidence principale, soit en résidence secondaire dans les quartiers résidentiels", indique Barnes. Du coup, la construction a repris à Miami, comme partout sur le territoire américain. L'année passée, les permis de construire ont en effet rebondi de 30% et les mises en chantier de 28% aux Etats-Unis. Ce qui fait de 2012 la meilleure année pour la construction résidentielle depuis 2008.

La Tribune - Mathias Thépot | 05/03/2013, 09:44